En bref :
- Les versements volontaires sur un PER se déduisent du revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel.
- L’économie d’impôt est proportionnelle à votre tranche marginale : le même versement rapporte bien plus à 41 % qu’à 11 %.
- L’avantage est un décalage, pas un cadeau : ce qui est déduit à l’entrée est imposé à la sortie.
- L’argent est bloqué jusqu’à la retraite, sauf six cas de déblocage anticipé prévus par la loi.
Le mécanisme, en une phrase
Quand vous versez sur un plan épargne retraite, la somme versée est retirée de votre revenu imposable de l’année. Vous payez donc moins d’impôt immédiatement, et cette économie est d’autant plus forte que votre tranche marginale est élevée.
Un même versement, des économies très différentes
| Tranche marginale | Versement | Économie d’impôt |
|---|---|---|
| 11 % | 5 000 € | 550 € |
| 30 % | 5 000 € | 1 500 € |
| 41 % | 5 000 € | 2 050 € |
| 45 % | 5 000 € | 2 250 € |
C’est ce tableau qui explique pourquoi le PER est mis en avant auprès des contribuables fortement imposés, et beaucoup moins pertinent en bas de barème.
Ce que la brochure dit rarement
La déduction est un décalage dans le temps. Les sommes déduites à l’entrée seront imposées à la sortie, lors du dénouement du plan. L’opération n’est réellement gagnante que si votre taux d’imposition à la retraite est inférieur à celui que vous subissez aujourd’hui. Pour un actif en fin de carrière, fortement imposé, c’est souvent le cas. Pour un jeune actif faiblement imposé, le pari est nettement moins évident.
L’argent est bloqué. Jusqu’au départ en retraite, hors six situations prévues par la loi : décès du conjoint ou partenaire de Pacs, invalidité, expiration des droits au chômage, surendettement, cessation d’activité non salariée après liquidation judiciaire, et acquisition de la résidence principale.
Le plafond est individuel et reportable. Il est calculé à partir de vos revenus professionnels et figure sur votre avis d’imposition. Les plafonds non utilisés des trois années précédentes restent mobilisables.
Quand le PER a du sens
- Tranche marginale à 30 % ou plus, avec une baisse de revenus attendue à la retraite.
- Horizon long, l’argent n’ayant pas vocation à être mobilisé.
- Projet d’acquisition de la résidence principale, qui constitue un cas de déblocage.
À l’inverse, un contribuable non imposable n’a aucun intérêt à déduire : il peut d’ailleurs renoncer à la déduction, ce qui allège la fiscalité à la sortie.
Questions fréquentes
Comment fonctionne la déduction fiscale du PER ?
Les versements volontaires effectués sur un plan épargne retraite se déduisent du revenu imposable de l’année, dans la limite d’un plafond individuel indiqué sur l’avis d’imposition. L’économie réalisée est égale au montant versé multiplié par la tranche marginale d’imposition : 5 000 euros versés font économiser 1 500 euros à 30 %, mais seulement 550 euros à 11 %.
Le PER est-il intéressant pour tout le monde ?
Non. L’avantage est proportionnel à la tranche marginale d’imposition, et il consiste en un décalage : ce qui est déduit à l’entrée est imposé à la sortie. Le PER devient réellement gagnant lorsque le taux d’imposition à la retraite sera plus bas qu’aujourd’hui, ce qui vise surtout les contribuables imposés à 30 % ou plus en fin de carrière.
Peut-on récupérer l’argent d’un PER avant la retraite ?
Seulement dans six cas prévus par la loi : invalidité, décès du conjoint ou partenaire de Pacs, expiration des droits au chômage, surendettement, cessation d’activité non salariée après liquidation judiciaire, et acquisition de la résidence principale. En dehors de ces situations, les sommes restent bloquées jusqu’au départ en retraite.
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