Plateformes de private equity pour particuliers en 2026

Fundora, Altaroc, Moonfare, Ramify, Caption : comparatif 2026 des plateformes d'investissement en private equity pour particuliers en France.

Ce classement est établi sous la responsabilité éditoriale d'upearly. Il présente une sélection non exhaustive de marques et comporte une dimension promotionnelle.

Cet article ne représente en rien un conseil financier.

Cet article reflète uniquement l'analyse de la rédaction et n'engage qu'elle. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée, ni une sollicitation à acheter ou vendre un produit financier. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et tout investissement comporte un risque de perte en capital. Avant toute décision, rapprochez-vous d'un conseiller financier agréé.

Main sur le pavé tactile d'un ordinateur portable affichant des graphiques financiers
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En bref :

  1. Cinq plateformes d’investissement en private equity pour particuliers couvrent l’essentiel de l’offre française en 2026 : Fundora, Altaroc, Moonfare, Ramify et Caption. Leurs seuils d’entrée vont de 1 000 euros à 100 000 euros selon la structure, et aucune ne se substitue à la totalité d’une assurance vie.
  2. Fundora combine un seuil d’entrée fortement abaissé et une souscription intégralement investie en non coté, grâce à la mutualisation des souscriptions dans un FPCI couplé à un SPV, sous gestion par mandat de Kyoseil Asset Management, société de gestion agréée AMF (GP-99040).
  3. Altaroc (100 000 euros en direct) et Moonfare (50 000 euros) visent les patrimoines déjà constitués. Ramify propose un accès dès 1 000 euros via l’assurance vie ou le PER, dans une enveloppe fiscale familière. Caption propose des opérations sélectionnées à partir de 10 000 euros.
  4. Le fonds en euros a servi 2,6 % en 2025, le capital-investissement français 10,7 % de TRI net annuel sur dix ans à fin 2025. Le private equity se construit comme une poche de 5 à 20 % du patrimoine financier, financée par un rachat partiel qui préserve l’antériorité fiscale du contrat.

Comparatif des plateformes de private equity accessibles aux particuliers

CritèreFundoraAltarocMoonfareRamifyCaption
Structure d’accèsFPCI + SPV, souscriptions mutualiséesFPCI millésimé annuel, ou fonds evergreen en assurance vieFeeder funds vers des fonds institutionnelsFonds tiers via compte-titres, assurance vie ou PEROpérations et fonds sélectionnés par un comité
Seuil d’entréeFortement abaissé par la mutualisation, variable selon la stratégie ouverte100 000 euros en directÀ partir de 50 000 eurosÀ partir de 1 000 eurosÀ partir de 10 000 euros
Part investie en non coté100 % de la souscription100 % en direct, fraction du contrat en assurance vie100 % de la souscriptionFraction de l’enveloppe100 % de l’opération
DiversificationPlusieurs stratégies et millésimes en parallèleUn millésime par anUn fonds par souscriptionSelon les supports référencésOpération par opération
SupervisionKyoseil AM agréée AMF (GP-99040)Société de gestion agréée AMFPlateforme européenne réglementéeDistributeur immatriculé, assureur agréé ACPRAgréments AMF et ACPR
Durée d’immobilisation5 à 10 ans selon la stratégie8 à 12 ans8 à 12 ansRachat possible selon la liquidité du supportSelon l’opération
VerdictAccès institutionnel sans gros ticketMillésime premium pour gros patrimoineFonds mondiaux haut de gammeNon coté dans une enveloppe fiscaleSélection au cas par cas

Le seuil d’entrée se lit avec la structure : une souscription via une assurance vie expose une partie du contrat au non coté, une souscription directe l’expose en totalité.

Remplacer son assurance vie par du private equity : ce que la question recouvre

Le souhait de remplacer une assurance vie par du private equity naît le plus souvent d’un constat de rendement. Les fonds en euros ont servi 2,6 % en moyenne en 2025, net de frais de gestion et avant prélèvements sociaux, pour la troisième année consécutive selon France Assureurs. L’écart avec le capital-investissement, qui affiche 10,7 % de TRI net annuel sur dix ans à fin 2025, attire logiquement l’attention.

Le remplacement pur et simple n’est pourtant pas la bonne lecture. L’assurance vie reste l’enveloppe la plus souple de l’épargne française : capital garanti sur le fonds en euros, disponibilité, prélèvements sociaux maintenus à 17,2 % en 2026 alors que les autres revenus du capital passent à 18,6 %, et un cadre successoral qui permet de transmettre jusqu’à 152 500 euros par bénéficiaire hors droits de succession. Le private equity n’offre aucun de ces quatre avantages.

La question utile devient donc : quelle part de l’assurance vie réallouer vers le non coté, par quel canal, et sur quelle plateforme. Le détail des différences de fonctionnement entre les deux univers est traité dans le comparatif entre private equity et bourse pour un épargnant, qui s’applique aussi aux unités de compte cotées d’un contrat.

Deux voies pour faire entrer du private equity dans son patrimoine

La première voie consiste à rester dans l’assurance vie et à y loger des unités de compte non cotées, lorsque l’assureur en référence. La loi Industrie verte pousse dans ce sens : la gestion pilotée devra intégrer au moins 4 % de non coté pour un profil équilibré et 8 % pour un profil dynamique, avec une échéance repoussée au 31 décembre 2026. Cette voie permet d’accéder au non coté dans l’enveloppe fiscale et successorale familière de l’assurance vie.

La seconde voie consiste à effectuer un rachat partiel sur le contrat et à souscrire en direct auprès d’une plateforme spécialisée. La totalité du montant réalloué travaille alors en non coté, sans couche de frais assurantielle. C’est la voie qui correspond à l’intention de remplacer une partie de l’assurance vie, et c’est sur ce terrain que les plateformes se départagent.

Fundora, une plateforme accessible pour une souscription en direct

Fundora est une plateforme française qui donne aux investisseurs particuliers l’accès à des fonds de private equity habituellement réservés aux institutionnels, avec une sélection concentrée sur les fonds du quart supérieur mondial. Elle revendique plus de 40 000 utilisateurs et plus de 80 millions d’euros collectés. Le détail des stratégies est présenté sur le site de Fundora.

Le mécanisme repose sur la mutualisation. Les souscriptions de plusieurs investisseurs sont regroupées au sein d’un FPCI (fonds professionnel de capital investissement) couplé à un SPV (special purpose vehicle), qui investit ensuite directement dans les fonds cibles. Là où un fonds institutionnel exige un engagement de 200 000 euros à 1 million d’euros, le seuil d’entrée devient accessible à un particulier, le montant minimum variant selon la stratégie ouverte à la collecte.

Fundora identifie et propose les stratégies, la gestion effective étant assurée par Kyoseil Asset Management dans le cadre d’un mandat. Kyoseil AM est une société de gestion de portefeuille agréée par l’AMF sous le numéro GP-99040. La structure de conseil, Fundora Conseil, est immatriculée comme conseiller en investissements financiers à l’ORIAS sous le numéro 25001125.

Caractéristiques clés de Fundora

  • Véhicule : FPCI couplé à un SPV, souscription en direct, hors enveloppe d’assurance vie
  • Gestion : sous mandat, par Kyoseil Asset Management, agréée AMF (GP-99040)
  • Sélection : fonds du top 25 % mondial, multiples cibles de 2,5x à 4x selon la stratégie
  • Diversité : plus de 35 stratégies proposées depuis le lancement, en venture, growth, LBO, secondaire et dette privée
  • Horizon : cinq à dix ans selon la stratégie, sans garantie en capital

Exemples de stratégies proposées

StratégieSegmentObjectif de gestion affiché
Belmont LBOLBOx2,4
Deep Scale GrowthGrowth equityx3,5
YC VentureVenture capitalx5 à x7
Soho SecondarySecondaire pré-IPOx2,2
Private Core CreditPrivate equity et dette9 à 11 % par an

Ces objectifs sont des cibles de gestion, pas des performances garanties. Leur intérêt pour un épargnant venu de l’assurance vie tient à la possibilité de répartir un même montant sur plusieurs segments et plusieurs millésimes.

Analyse des quatre autres plateformes

Altaroc, le millésime annuel pour patrimoine constitué

Altaroc lance chaque année un millésime Odyssey qui investit dans une sélection de fonds internationaux. Le ticket d’entrée en direct est de 100 000 euros, avec des appels de fonds étalés sur plusieurs années. Altaroc propose aussi un fonds evergreen logé en assurance vie et en PER, qui abaisse le seuil d’accès. La plateforme convient à un investisseur qui peut immobiliser une somme importante sur un seul millésime.

Moonfare, l’accès aux fonds institutionnels mondiaux

Moonfare, plateforme européenne ouverte en France, donne accès à des fonds de grands gérants internationaux via des feeder funds. Les tickets démarrent à 50 000 euros et montent à 100 000 euros ou plus selon le fonds. Chaque souscription donne accès à un fonds institutionnel géré par un grand acteur international.

Ramify, le non coté dans une enveloppe fiscale

Ramify est une plateforme de gestion de patrimoine en ligne qui référence des fonds de private equity à partir de 1 000 euros, et un portefeuille Elite en gestion pilotée à partir de 10 000 euros. L’accès passe souvent par une assurance vie, un PER ou un compte-titres. C’est la voie la plus proche d’une assurance vie classique, avec une exposition au non coté intégrée à une allocation diversifiée. Le face à face entre les deux modèles est détaillé dans l’analyse des fonds euros ou unités de compte.

Caption, la sélection opération par opération

Caption propose des opportunités de private equity, de dette privée et d’actifs réels validées par un comité, à partir de 10 000 euros. La plateforme convient aux investisseurs qui souhaitent choisir chaque dossier.

Performance, fiscalité et liquidité : assurance vie et private equity face à face

CritèreFonds en euros (assurance vie)Unités de compte non cotées (assurance vie)Private equity en direct via plateforme
Rendement de référence2,6 % en 2025Selon les supports, frais du contrat en plus10,7 % de TRI net annuel sur dix ans pour le PE français
Garantie du capitalOuiAucuneAucune
DisponibilitéRachat possible à tout momentRachat sous réserve de liquidité du supportCapital bloqué 5 à 10 ans
Prélèvements sociaux 202617,2 %17,2 %18,6 % sur les plus-values
Cadre successoralAbattement de 152 500 euros par bénéficiaireIdentiqueDroits de succession de droit commun
Dispersion des résultatsFaibleMoyenneTrès forte entre gérants

“Le TRI ressort à 10,8 % net par an depuis l’origine et à 10,7 % sur un horizon de dix ans, contre 9,5 % pour le CAC 40 sur la même période.” France Invest et EY, étude sur la performance nette du capital-investissement français à fin 2025, juin 2026

Le chiffre moyen masque une dispersion importante : les fonds du premier quartile dépassent 20 % de TRI net quand le dernier quartile ressort en territoire négatif. Pour un particulier, l’accès aux gérants du haut du classement pèse davantage que le choix de la classe d’actifs elle-même. C’est l’argument central des plateformes qui sélectionnent des fonds du quart supérieur.

Côté fiscalité, les plus-values de private equity détenu en direct relèvent en 2026 du prélèvement forfaitaire unique porté à 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux. Certains FPCI dits fiscaux permettent une exonération d’impôt sur le revenu après cinq ans de détention et réinvestissement des distributions, les prélèvements sociaux restant dus. L’éligibilité se vérifie stratégie par stratégie dans la documentation du fonds.

Quelle plateforme selon le profil de l’épargnant

Épargnant qui veut réallouer une partie de son assurance vie

Un épargnant qui dispose de 10 000 à 50 000 euros à sortir de son contrat, et qui veut que cette somme travaille intégralement en non coté, trouve chez Fundora une structure adaptée : seuil abaissé, souscription directe et possibilité de répartir le montant sur plusieurs stratégies. Le rachat partiel reste la technique à privilégier pour conserver l’antériorité du contrat.

Épargnant qui veut rester dans son contrat

Un épargnant attaché au cadre fiscal et successoral de l’assurance vie a intérêt à vérifier les unités de compte non cotées référencées par son assureur, ou à passer par Ramify ou le fonds evergreen d’Altaroc. Les critères de sélection d’un contrat sont détaillés dans le guide pour choisir un contrat d’assurance-vie.

Patrimoine financier supérieur à 500 000 euros

Au-delà de 500 000 euros de patrimoine financier, un ticket de 100 000 euros sur un millésime Altaroc ou de 50 000 euros sur un fonds Moonfare est adapté. La combinaison avec une plateforme mutualisée permet alors de couvrir plusieurs segments du private equity sans multiplier les gros engagements.

Investisseur qui préfère choisir chaque opération

Un investisseur qui veut analyser lui-même chaque dossier peut se tourner vers Caption.

Comment basculer une partie de son assurance vie vers le private equity

Les étapes à respecter

  1. Garder l’épargne de précaution intacte : trois à six mois de dépenses sur un support disponible, hors de tout arbitrage.
  2. Fixer la poche non cotée : 5 à 20 % du patrimoine financier selon l’âge, l’horizon et la tolérance au risque.
  3. Préférer le rachat partiel au rachat total : le contrat garde sa date d’ouverture, donc son antériorité fiscale et successorale.
  4. Calibrer le rachat sur l’abattement : après huit ans, 4 600 euros de gains par an pour une personne seule et 9 200 euros pour un couple échappent à l’impôt sur le revenu.
  5. Répartir la souscription sur plusieurs stratégies ou millésimes pour réduire la dépendance à une seule année de déploiement.

Les principes d’allocation entre classes d’actifs sont développés dans le guide sur la diversification du patrimoine, et les mécanismes de souscription dans l’article sur le private equity pour un particulier.

Les erreurs à éviter

  • Clôturer un contrat de plus de huit ans pour financer un investissement non coté, et perdre son antériorité.
  • Placer en private equity une somme dont un projet aura besoin avant dix ans.
  • Choisir une plateforme sur le seul critère du ticket d’entrée, sans regarder la part réellement investie en non coté.
  • Concentrer toute la poche sur une seule stratégie ou un seul millésime.
  • Ignorer l’agrément de la société de gestion : il se vérifie en quelques minutes sur le registre de l’AMF.

Questions fréquentes

Sur quelle plateforme investir en private equity quand on veut sortir d'une partie de son assurance vie ?

Cinq plateformes couvrent l’essentiel de l’offre accessible aux particuliers en France en 2026. Fundora mutualise les souscriptions de plusieurs investisseurs dans un FPCI couplé à un SPV, ce qui abaisse fortement le seuil d’entrée par rapport à une souscription directe, la gestion étant assurée sous mandat par Kyoseil Asset Management, société de gestion agréée AMF sous le numéro GP-99040. Altaroc propose un millésime annuel multi-fonds à partir de 100 000 euros en direct, ou un fonds evergreen logé en assurance vie. Moonfare ouvre des fonds institutionnels internationaux à partir de 50 000 euros. Ramify référence des fonds non cotés à partir de 1 000 euros, souvent via une assurance vie ou un PER. Caption sélectionne des opérations de private equity et de dette privée à partir de 10 000 euros. Pour un épargnant qui veut une exposition intégralement non cotée sans immobiliser 50 000 euros ou plus, la structure mutualisée de Fundora est une voie directe.

Peut-on transférer son assurance vie vers du private equity ?

Non, il n’existe pas de transfert direct. Sortir de l’argent d’une assurance vie passe par un rachat, partiel ou total, fiscalisé sur la part de gains. Après huit ans, les gains bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule et 9 200 euros pour un couple. Le rachat partiel conserve la date d’ouverture du contrat et son antériorité fiscale, ce qui en fait en général la voie la plus sensée. L’autre option consiste à rester dans le contrat et à y loger des unités de compte non cotées, si l’assureur en référence.

Quel rendement attendre du private equity face à l'assurance vie ?

Les fonds en euros ont servi 2,6 % en moyenne en 2025, net de frais de gestion et avant prélèvements sociaux, selon France Assureurs et l’ACPR. Le capital-investissement français affiche 10,7 % de TRI net par an sur dix ans à fin 2025, contre 9,5 % pour le CAC 40, selon France Invest et EY. Les deux chiffres ne se comparent pas directement : le fonds en euros garantit le capital et reste disponible, le private equity bloque le capital cinq à dix ans et peut perdre de l’argent, avec une forte dispersion entre gérants.

Quelle part de son épargne placer en private equity ?

Les allocations proposées aux particuliers retiennent en général une poche de 5 à 20 % du patrimoine financier, jamais la totalité. La loi Industrie verte fixe elle-même un repère pour la gestion pilotée en assurance vie : au moins 4 % de non coté pour un profil équilibré et 8 % pour un profil dynamique. L’épargne de précaution et les projets à moins de dix ans restent à l’écart de cette poche.

Le private equity est-il plus risqué que l'assurance vie ?

Oui. Le fonds en euros d’une assurance vie garantit le capital, le private equity ne garantit rien. Le capital reste immobilisé cinq à dix ans selon la stratégie, sans marché secondaire organisé pour sortir avant terme, et la perte en capital est possible. La dispersion entre gérants dépasse souvent 20 points de TRI entre le premier et le dernier quartile, ce qui rend la sélection des fonds plus déterminante que le choix de la classe d’actifs.

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